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C'est quoi le BARF ?

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BARF signifie "Biologicaly Appropriate Raw Food". C'est à dire "nourriture crue biologiquement appropriée".

C'est le Vétérinaire Australien Billinghurst qui a donné ce nom à la diète qu'il recommande.

Avant lui,  Juliette Baraicli Lévi, herboriste Anglaise, préconisait déjà une alimentation naturelle à base de viande crue  : "Natural Animal Rearing"), tout comme, notamment, Wendy Volhard, Eleveuse et Educatrice Canine Américaine, par la suite.  

Tom Lonsdale, autre vétérinaire Australien, préconise lui aussi la viande crue avec os charnus et abats, sans ajout de légumes mais de la panse verte peut être donnée à la place (c'est le "raw feeding").


Le BARF est donc un mode alimentaire pour les chiens.

Une alimentation "appropriée" à un carnivore vise une ration à base de viandes/abats/os crus et graisse.


Caractéristiques :

"Appropriée", afin de faire fonctionner le sytéme digestif normalement, en permettant une digestion la plus complète possible par l'estomac

"Crue" :
- afin de rendre la digestion encore plus facile, par la conservation des enzymes des ingrédients et ainsi économiser le pancréas
- pour la conservation des apports nutritifs initiaux, principalement ceux des viandes et abats, mais aussi ceux des végétaux, légumes et fruits (sous certaines exceptions) qu'on apporte sous forme de mix pour minimaliser leur indigestibilité.

Un apport de fibres, via le "mix", à adapter en fontion du transit, pour le confort digestif.

Les apports nutritifs seront ainsi tous issus d'ingrédients naturels.

Des compléments naturels seront ajoutés pour équilibrer l'alimentation et répondre aux besoins fondamentaux que n'apportent pas nos viandes actuelles.

Les os charnus sont donnés pour un apport nutritif différent de celui des muscles, au niveau des parties viandeuses, qui va au delà de l'apport de calcium de l'os. Os charnus et muscles se complétent donc.
Ils sont donnés aussi pour l'hygiène buccale, la stimulation du chien. 

Une ration humide favorise la bonne élimination par les urines et la bonne hydratation.

La ration type formule les apports nécessaires à un chien adulte en bonne santé, sur la base des dosages indiqués, la fréquence de certains ingrédients et compléments, et la "variété" des ingrédiens. Des apports variés (différents types de viandes, abats, poisson) et certains suppléments (oeuf, levure de bière, huile), la vigileance d'un apport suffisant en omégas 3, iode, vitamines B n plus des apports nécessaires founis par viande/os charnus/abats sont la clé d'un équilibre. Cet équilibre ne sera pas forcément au quotidien pour tous les apports, mais souvent à la semaine, voire plus et tout dépendra de chaque apport nécessaire.
La part du mix légumes/fruits selon un bon dosage, approprié à chaque sujet, a également son importance puisqu'elle touche à son confort digestif, ce qui a une importance non négligable, tant en cas d'excès que de manque de fibres.


Le tout :
- pour une asssimilation des apports nutritifs optimisée 
- pour contribuer à la bonne santé générale à partir d'un pancréas moins sollicité, ce qui bénéficie à tous les organes, favorisant une meilleure immunité et prévenant également de certaines pathologies liées directement ou indirectement à l'excès de glucides, et/ou au manque de "bonnes" protéines animales.



Organes internes de base de chat et de chien 65866679 1

Pourquoi conforme au systéme digestif d'un carnivore ?

Le chien, en tant que carnivore, a un systéme digestif court, c'est à dire fait pour digérer viande, abats et os crus, graisse et évacuer rapidement.

Son estomac au ph acide conserve l'alimentation plusieurs heures, avec une quantité d'acide chlorydrique permettant de digérer protéines, lipides, tout en évincant les bactéries.
L'évacuation rapide des déchets via l'intestin forme une barrière supplémentaire contre les bactéries, puisque les déchets ne sont pas sensés stagner dans l'intestin.

Ceci n'exclut pas le rôle des intestins en terme d'assimilation de certains nutriments, ni le rôle de la flore intestinale.

La nourriture industrielle ne respecte pas son systéme digestif court. Elle contient trop de glucides, ce qui va au delà des fibres nécessaires.
L'amidon est un ingrédient obligatoire d'un point de vue technique et constitue un moyen économique de remplacer la viande au niveau énergétique, que l'homme a eu l'habitude d'utiliser pour nourrir son chien (ration ménagère)

Le chien est capable de digérer l'amidon (enzyme amylase), plus ou moins selon si ses enzymes spécifiques sont activées par un apport régulier,  mais toujours de façon incomplète puisque c'est le propre de l'amidon d'être "résistant", même chez l'homme.
Le surplus non digéré va stagner, se décomposer, fermenter dans l'instestin.
En effet, les fibres non solubles sont fermententiscibles et elles sont largement présentes dans les croquettes, non seulement car les hydrates de carbone en contiennent mais aussi car elles sont une des bases des recettes et seront donc ajoutées de façon ciblée. 

Ainsi, le chien nourri aux croquettes, voit le fonctionnement de son systéme digestif transformé ce qui aura de nombreuses incidences même s'il est capable de s'adapter.

Une alimentation cuite sera dépourvue de ses propres enzymes, et sollicite donc, plus fortement, les enzymes digestifs de son organisme, en plus d'activer les enzymes pour digérer l'amidon.

Cela contribue à rendre la digestion plus laborieuse, à solliciter plus fortement son pancréas (qui synthétise les enzymes nécessaires à la digestion).

Dans les années 30, les travaux du Dr Owell ont mis en avant l'intérêt des enzymes métaboliques des aliments, et donc l'importance de donner des aliments crus pour préserver le pancréas.

Une nourriture non appropriée et cuite a donc un impact notable, non prévu "biologiquement".



Comparaison avec l'homme
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L'humain a un systéme digestif bien différent : sa salive contient des enzymes et joue un premier rôle, lors de la mastication (ce n'est pas le cas du chien), ainsi que la flore de la bouche au niveau de la fermentation (acide lactique), il conserve trés peu de temps (30 mn environ) les aliments dans son estomac, contrairement au chien (environ 4 h).
Après une pré digestion sommaire, les aliments pré digérés transitent par le petit intestin, puis le grand intestin, le tout durant de nombreuses heures. Les aliments sont ainsi décompensés, fermentés pour être digérés via les intestins, et les déchets non digérés évacués.

Ceci provoque des gaz intestinaux, donc des flatulences normales chez l'homme.
Cela ne devrait pas être pas le cas chez un chien, du moins si on respecte son régime alimentaire de base, c'est à dire conforme à son systéme digestif avec digestion des ingrédients principaux " via l'estomac et évacuation rapide, donc travail intestinal moindre.

Les flatulences sont signes, comme pour nous, que l'organisme travaille plus pour "assimiler" les apports nutritifs, via les intestins donc c'est le cas quand il y a plus de déchets non digérés.  Cela arrive ponctuellement lors d'un changement de croquettes, ou quand l'aliment ne convient pas. Cela arrive également plus souvent chez les sujets sensibles au niveau digestif.


Conséquences

L'homme est bien plus exposé aux bactéries du fait de la longue stagnation dans les intestins.
Cette stagnation n'étant pas prévue pour le chien, cela l'expose également et l'ancien charagnard, carnivore opportuniste devenu carnivore à tendance omnivore, connait désormais des soucis gastro intestinaux de façon trop courante.

On comprend, qu'en nourrissant un chien tel un omnivore, on boulverse le fonctionnement "normal" de son systéme digestif.

Même si un organisme vivant s'adapte, même si la génétique est un autre facteur important pour la bonne santé (et les chiens sont en principe "robustes"), la "machine" qu'est un organisme, peut plus facilement s'enrayer quand le terrain alimentaire a un tel impact.

Adaptation ne veut pas dire "mutation". L'anatomie du chien n'a pas changé, ni son métabolisme. Il était capable de digérer l'amidon bien avant notre systéme agraire.


La pet food fait des études poussées pour trouver les correctifs nécessaires, ce qui fait avancer la médecine vétérinaire, tandis que le chien connait des pathologies de plus en plus courantes...

Alors que le BARF tire sa logique de la bonne digestibilité et assimilation de ses ingrédients principaux, au contraire la Pet food tente de tirer partie de la digestion incompléte, des fibres non solubles fermentiscibles en particulier, en se basant sur nos connaissances pour l'homme, tout en les adaptant aux carnivores. 

Elle est obligée de jongler avec des "ajouts", trop souvent chimiques, pour se caler aux besoins nutritifs du chien, avec pour base des ingrédients surchauffés, de plus ou moins bonne qualité, voire de qualité trés médiocre, et avec une composition toujours trop riche en glucides.
Quelque part ce n'est plus les ingrédients de base qui comptent, mais le "savant" dosage des correctifs et ajouts. 

Il s'agit de "recettes",  pour une nourriture "unique" à donner au quotidien, qui doit donc impérativement être équilibrée au quotidien, quand le BARF mise l'équilibre, en partie, sur la variété des apports toujours naturels, une assimilation optimisée, autour d'une ration type qui répond aux besoins d'un carnivore.


Aujourd'hui, de plus en plus de propriétaires ont de plus en plus de mal à trouver la "bonne croquette" pour leurs chiens, à la fois prisonniers de certains "correctifs" de transit et subissant trop souvent les effets néfastes de compositions inadaptées à leur biologie.

Le mauvais impact des glucides est évidement plus important sur du déshydraté industriel, sans transparence qualitative, composé d'ingrédients issus du recyclage de notre chaine agro alimentaire, que sur les rations ménagères composées de "véritables viandes"qu'on n'hésitait pas à donner crues, de céréales de meilleur qualité et légumes frais. Il y a 30 ans en arrière on savait encore qu'un chien a besoin de viande, de ronger un os.

Une ration humide avec des ingrédients de qualité sera toujours préférable à du déshydraté, même "savamment" étudié.

Une ration déshydratée ne favorise pas la bonne élimination et sollicite les reins, à fortiori avec des minéraux de synthèse.

La peur des protéines s'est instaurée alors qu'il s'agit de protéines de faible qualité dans les croquettes : protéines végétales, protéines animales de faible qualité.

Les carences et surdosages sont effectivement un risque important, si la recette croquette devait être "mal calculée" mais le chien reste néanmoins un carnivore, à la base...

Les contraintes techniques, la difficulté de fournir des recettes répondant aux besoins des chiens, à base de matières premières de maigre qualité et surchauffées, à faible apports nutritifs, la nécessité d'un cachier des charges et d'une rentabilité avec un prix de vente "correct", ne signifient en rien que le fabricant devient "meilleur" que Dame nature.

Sans compter qu'une recette a son importance, en termes de dosages maximum et minimum, surtout si l'élimination est mauvaise, mais encore faut il pouvoir compter sur une bonne assimilation de ses apports.

Bien entendu, en misant sur des ingrédients appropriés au systéme digestif court, sur la synérgie entre eux des apports nutritifs d'un ingrédient naturel, sur la qualité des ingrédients d'une ration humide qui favorise l'élimination par les urines, on simplifie les choses, tant pour la bonne assimilation, que pour favoriser la bonne santé.



La ration type


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Nourrir au BARF ne signifie pas nourrir qu'à la viande et os charnus.

Une ration type est définie, à adapter plus ou moins, avec des dosages, des ingrédients nécesssaires, des compléments à apporter.

L'idée est de prendre comme modèle une proie sauvage, mais cela reste théorique.
Cela sert avant tout de repères pour les dosages d'os, abats par exemple.

Des adaptations sont nécessaires par rapport à cette idée de "proie".

Notre viande d'élevage ne fournit pas les mêmes apports nutritifs qu'une proie sauvage, et c'est encore plus vrai aujourd'hui avec, en surplus, le manque d'omégas 3 et d'iode.

On tente de reconstituer une proie, mais il ne s'agit pas de la donner entière (sinon il s'agit du whole prey), donc il faut bien compléter.

Dans la nature l'animal mangera une variété de proies, mais sans pour autant les choisir, tout en étant capable de se réguler par rapports à certains besoins.

Le BARF est donc obligé de tenir compte de tout cela. C'est l'homme qui nourrit, et en plus il ne tient pas à favoriser une selection naturelle ! Au contraire, il va adapter l'aliemntation en cas de soucis de santé.

Le choix parmi les viandes et abats ne se fait donc pas forcément à partir des différentes proies sauvages classiques, on mise sur une variété pour diversifier les apports, on choisit en fonction des tolérances, du taux de matières grasses pour coller aux besoins de son chien. 

Le BARF permet donc un éventail de choix, pour faire une ration plus ou moins à la carte, à partir de la ration type, en fonction de son propre animal, du moment que certains Principes clés sont respectés.




Le BARF, une mode ? Pas tout à fait....

Il est aussi utile de rappeler, qu'en dehors mêmes de ces "thérories" nutritives sur le cru, de nombreux de chiens ont été et sont encore nourris à la viande crue, tout comme Monsieur Jourdan faisait de la prose....

Viande et os à ronger pour les chiens de chasse, ration v ménagère naguère pour ceux des villes. Ou pain sec dans les fermes, mais les chiens vagabondaient et chassaient, recevaient aussi des restes de table...Ce n'était pas forcément l'alimentation "idéale", maintenant qu'on connait mieux leurs besoins nutritifs, mais c'était du frais et de l'humide.

Dans les années antèrieures à cette "nouvelle ére croquettes", tout le monde savait qu'un chien était un carnivore, même opportuniste, ancien charognard...Quand j'avais 20 ans, lorsqu'il m'était arrivé d'être en "rupture" de viande, instinctivement, sans manuel sous la main, je rajoutais 2 oeufs au riz... 

Dans les années 1970, 80, et même 90, on nourrissait de façon trés générale à la ration ménagère, à base de viande crue et on donnait des os à ronger, sans s'effrayer de de ne pas calculer une recette savante en fonction des apports nutrionnels....La viande était aussi de meilleure qualité...plus riche en omégas 3, iode par exemple. On rajoutait déjà de la levure de bière...

Les mentalités ont évolées, à mesure que la nourriture industrielle gagnait du terrain.

La pet food nous a tout d'abord fait croire que nos chiens vivraient plus vieux grâce à leurs croquettes, puis c'est devenu l'alimentation de masse, entre praticité pour les maîtres,  recycagle de notre chaine agro alimentaire.

Puis, cela a glissé vers le discours actuel de "l'équilibrage" au quotidien,  le "danger" des carences pour une ration maison, la peur de la viande pour un carnivore....

La malbouffe a gagné du terrain, pour eux comme pour nous, et ce, insinueusement, au milieu des avancées scientifiques....

Avancées qui ne remettent pas en cause les erreurs alimentaires manifestes...

La pet food ne fait que "corriger" savamment, les conséquences de ces erreurs...avec parfois un certain succès, mais sans un impact "réussi" au niveau de l'amélioration générale de la santé collective de nos chiens.

On observe aujourd'hui des pathologies courantes, trop nombreuses, anormales pour un animal à la base robuste, carnivore opportuniste, à tendance charognard...


Le nouveau qualitatif "à tendance omnivore" aboutit surtout à laisser croire qu'il est "normal" qu'il souffre désormais de nos propres maux...même si heureusement de nombreux chiens sous croquettes gardent une bonne santé. 



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Date de dernière mise à jour : 24/04/2017

Chers visiteurs,

Ce site est en cours de mises à jour importantes 

Je me suis rendue compte que parfois il y a un décalage entre celui qui sait "mieux" et celui qui ne sait pas, quand il s'agit de faire passer le bonne information personnalisée.

Certains articles sont absents, d'autres sont prévus et certains seront revus.

L'objectif est une simplification claire pour tous les débutants car selon le degré de connaissances de chacun, soit l'information tue l'information ou au contraire l'information précise est nécessaire. 

Il faut s'informer correctement tout en restant confiant, optimiste car nos chiens le ressentent.

Sans oublier qu'avant les années croquettes nourrir un chien n'exigeait pas un brevet en alimentation, c'était dans notre savoir général. Ce savoir s'est perdu à mesure que nos connaissances scientifiques ont augmenté et que la malbouffe a gagné du terrain et un changement qualitatif qui fait que certains compléments sont désormais nécessaires (par ex les algues, omégas 3).

Un animal est notre miroir qui pointe ce qui ne va pas dans le bon sens et c'est trés souvent en fonction dans l'intérêt de son gardien.
Nos animaux sont "indulgents" envers l'humain qui fait de son mieux en sachant corriger ce que son animal lui montre, et en comprenant ce qui est à sa portée. C'est pour cela que certains cas sont plus difficiles que d'autres.

 

La diversité des cas et des évolutions individuelles améne donc une complexité quand il s'agit de divulguer la bonne information. Il s'agit donc de toujours garder à l'esprit le "bon sens paysan".

De nouveaux ouvrages seraient à écrire par des scientifiques, à la lumière de la comparaison critique entre la logique du BARF, celle des croquettes et la biologie des carnivores. Espérons que ce sera la prochaine étape maintenant que de plus en plus de chiens et chats sont au BARF.
En attendant je conseille à tous les débutants d'acheter des livres sur le BARF, en particulier celui de
Sylvia Kramer "stop à la malbouffe croquettes".

 


Merci de votre bonne compréhension.


Bonne visite !