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Chiens sensibles : conseils généraux

Conseils

 

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Une transition avec ajout de céréales, à titre d'exception

Il peut être opportun de procéder à un "sevrage" des glucides dans les cas suivants :

- un chien qu'on sait trés sensible du transit, avec des coliques difficiles à enrayer,
- un chien ayant un certain âge,
- un chien qui a débuté le protocole habituel mais qui supporte trés mal ce changement brusque (colique qui dure trop longtemps, malgré les mesures prises pour l'enrayer)
- un chien sous croquettes qui supporte trés mal tout changement de marques
- un chien dont on veut, avant tout, ménager la flore intestinale trop malmenée récemment (plusieurs changements successifs de croquettes avec épisodes de coliques),
- autres cas, à déterminer après avis d'un vétérinaire avisé en nutrition, en fonction de
certaines pathologies et en accord avec les conseils adaptés au cas précis de chaque animal. 

sinon, par principe, on va appliquer le protocole habituel. 

La prudence anticipative n'est pas de mise pour un chien adulte en bonne santé, n'ayant pas de soucis particulier de transit.

En particulier sur un jeune chien qui, par principe, supportera plus facilement un tel changement(mais un chiot ne doit jamais rester en colique).


Nota : En cas de colique qui persiste, vérifiez qu'il ne s'agit pas d'une autre cause que le changement.



Pourquoi ajouter des céréales ?


Les propriétaires pratiquent parfois cet ajout eux même, mais sans oser le dire publiquement, du moins dans les milieux BARF Français qui "interdisent" l'ajout de céréales (pour des raisons effectivement justifiées).

Certains courants du BARF "admettent" des céréales à hauteur de 5 à 10 % maximum. C'est le cas de
Swanie Simon, Juliette Baraicli Levi.

J'ai pratiqué, comme d'autres, cet ajout, quand mon chien sensible, capable de rester un mois en colique, et mon chien de 12 ans, ont débuté une colique foudroyante.  
Pour ces deux là il était hors de question de laisser trainer une telle colique. L'ajout de céréales a permis de stopper quasi immédiatement leur colique, puis il a fallu diminuer et supprimer ces céréales, et j'ai pu voir que cela pouvait prendre du temps, pour certains chiens.  

Le but d'une telle transition est de "ménager" l'organisme qu'on veut sevrer des glucides, sur des chiens habitués aux "correcteurs de transit" des croquettes, et qui supportent mal le sevrage brusque.

L'organisme d'un carnivore, nourri habituellemment comme s'il avait un systéme digestif humain, (avec stagnation, fermentations importantes dans les intestins), a trouvé nécessairement un relatif équilibre, même s'il n'est pas conforme à son systéme digestif court, fait pour se nourrir de "proies", donc de viande, abats, graisse, à titre principal, et non de glucides en quantité trop importante.

L'organisme de certains chiens a donc plus de mal que d'autres à supporter ce changement, qui est notable, même s'il est bénéfique à terme.

Sur un chien habitué depuis un certain temps au BARF, on va se tourner vers d'autres solutions, en cas de soucis de transit, qui suffiront, sans avoir besoin de rajouter des quanitités de céréales devenues trop indigestes pour lui.  

Ce n'est pas encore le cas de votre animal débutant, dont les enzymes (amylaze) pour digérer l'amidon sont bien activés, compte tenu de sa nourriture quotidienne (toutes les croquettes contiennent de l'amidon, des fibres solubles fermentiscibles, même les sans céréales).

Ceci explique que, parfois, il faille recourir à l'ajout de céréales,
pour éviter l'abandon du barf, car cela va permettre de régler le souci de transit tout en habituant progressivement au BARF en diminuant la part de céréales.

La viande cuite peut être aussi une solution intermédiaire.

Sur certains chiens, les plus fragiles en particulier, débuter par de la viande cuite peut être préférable et suffisant, sans ajout de céréales.

Et ce, malgré l'intérêt du cru. Toute solution dite "idéale" a ses limites quand un organisme a été habitué à une "autre" solution.

Par contre cette solution ne permet pas une alimentation équilibrée, donc il s'agit de passer assez vite au cru et les os charnus ne doivent jamais être donnés cuits (broyés ou entiers).


C'est à vous de décider, en fonction de votre animal.

Ian Billinghurst propose de débuter par du cuit, notamment pour les chiens âgés, ceux au systéme immunitaire afaibli mais précise bien que d'autres transitins sont possibles, que c'est au cas par cas. Jutta Ziegler explique un cas où elle a fait débuter un chien par de la viande cuite.

Le 
protocole 2 propose un "palier" par la ration ménagère cuite, qui permet de "prendre son temps", car la ration sera équilibrée, tout en évitant les éventuels soucis de transit.


Adaptation au cas par cas

Une bonne transition sera celle ni trop courte, ni trop longue, mais adaptée à votre chien.

Pour cela il s'agit de faire preuve d'observation, de "tester" des diminutions de la dose de céréales, de faire des pauses et adapter. 

Et aussi faire jouer votre "instinct", lié à la bonne connaissance de votre animal.

Je propose ici deux types de protocoles.

-
Protocole 1 : on ajoute simplement un peu de céréales et on pratique comme avec un "vrai" BARF, mais avec une prudence accrue
-
Protocole 2 : on passe tout simplement par la ration ménagère avec de la viande cuite, qu'on transforme progressivement en ration BARF

Le protocole 2 a pour but de proposer une étape intérmédiaire
entre les croquettes et le BARF un peu plus longue, en sollicitant moindrement la flore intestinale au début.
Il vise en particulier les chiens qui ont eu, récemment, une flore intestinale perturbée par x changements, par exemple, ou encore les plus fragiles. 
Il vous laisse le temps aussi de vous informer sur le BARF,
tout en permettant à votre chien d'être déjà sous une ration maison.

Le protocole 1
vise les autres cas, et ceux pour qui une étape par la ration ménagère ne semble pas opportune.

On peut "aménager" le protocole 1 en débutant par de la viande cuite.
Ou encore se contenter de débuter par du muscle cuit, puis cru avec introduction des os charnus toujours à donner crus.


Nota : La différence entre les deux protocoles tient essentiellement au début de ces protocoles : le chien aura plus de céréales durant un temps plus long avec le protocole 2 qu'avec le protocole 1.
Au final, la durée totale peut être la même...même si, par définition, le protocole 1 s'adresse aux chiens pour qui on espère un "sevrage" plus rapide.
Dans les deux cas on vise la diminution, supression des céréales, le cru mais on doit s'adapter au transit de son chien....
La rapidité de ces deux transitions dépendra beaucoup du transit de votre chien, mais aussi de vous, selon votre réactivité, tests opportuns etc...

 

Recommandations

1) En premier lieu, l'usage de Pré et probiotiques est nécessaire.

Souvent on pense à faire la cure au moment du changement, à la dernière minute, ou quand l'animal a des selles molles, colique.
Il peut être judicieux de préparer votre animal avant le changement et de faire une cure avant le changement.

La quantité de fibres solubles contenues dans son alimentation sera plus importante que la simple carotte du début de barf.
Leur fermentation a un rôle favorable sur les bonnes bactéries et la pet food joue avec cela, comme on peut le faire pour un humain.
Alors que le but du barf est d'apporter des ingrédients digestibles à un carnivore au systéme digestif court, donc d'éviter ces fermentations excessives.

Les pré et probiotiques apporteront ces "bonnes" bactéries.

Il faudra donc peut être préparer l'animal sensible, dont l'équilibre actuel et le transit dépendent de "solutions" qui vont être "éliminées".

Pour certaines pathologies, la présence de fibres solubles peut avoir des objectifs autres que le seul bon transit et certaines croquettes diététiques sont basées en partie là dessus.
La logique du BARF et l'apport qualitatif du BARF sont tout autres, mais il s'agit de bien faire le "passage" et/ou de l' adapter si nécessaire. Voilà pourquoi l'avis d'un vétérinaire, avisé en nutrition, est recommandé à titre général,
en cas de pathologies, afin de bien comprendre les besoins propres de son animal.

2) Inconvénients de ces transitions :

- Elles entrainent toujours une digestion incompléte des ingrédients de base, une sollicitation accrue des enzymes par rapport au "vrai" BARF, un transit ralenti (mais quelque part c'est aussi le but "ponctuel" pour un chien sensible).
Toutefois, avec une quantité minime de céréales (passer à 5 à 10 % le plus rapidement possible) et au vu de l'amélioration de la qualité des ingrédients, vous allez quand même obtenir rapidement des bons résultats, notamment sur la peau, poils et, surtout un transit plus correct. C'est mieux qu'abandonner ou ne pas "oser" pour un chien sensible, alors que le BARF peut présenter un intérêt certain pour lui.

- Elles visent les chiens sensibles alors que la stagnation n'est pas "idéale" pour eux par définition. L'évacuation rapide est une garantie supplémentaire au ph acide pour les bactéries, pour éviter les soucis gastro intestinaux.
Le chien débutant sensible n'aura pas son systéme immunitaire "optimisé" aussi rapidement grâce au "vrai" BARF.
Mais là encore c'est "théorique". Que faire si l'animal ne tolère pas le changement brusque ? J'ai lu le cas d'un chien en colique, selles molles durant 6 mois. Quid de son sytéme immunitaire, santé générale améliorée ?
Voilà pourquoi il faut diminuer au plus vite le % des céréales, en fonction du transit, être particulièrement vigileant sur la qualité des viandes crues : ne pas donner de viande crue douteuse, décongelée plusieurs fois.

Pour un chien sujet aux soucis gastro intestinaux, au systéme immunitaire défaillant, faites le point avec votre vétérinaire.
Plus vite il sera au BARF, plus vite ce sera positif pour lui, mais on doit tenir compte de sa fragilité.
Donc il y a lieu d'opter pour une prudence raisonnée et non excessive. Un vétérinaire avisé en nutrition peut vous aider à y voir plus clair.
Ian Billinghurst conseille une transition par de la viande cuite dans ces cas là.


3) Plus généralement, si votre animal a une Pathologie ou une sensibilité particulière qui l'a obligé à avoir des croquettes diététiques, faites le point avec votre vétérinaire, ou un vétérinaire spécialisé en nutrition, ou spécialisé dans le domaine de sa pathologie, avant de mettre en route le changement.

Renseignez vous par vous même également, pour discuter plus aisément des besoins propres de votre animal, à la lumière des avantages différents du BARF.

Cette discussion sera de toute façon nécessaire pour cerner ses besoins, et adapter le BARF, si nécessaire.

Vous pouvez également vous faire accompagner dans cette démarche par un vétérinaire qui pratique la phytothérapie, les soins holistiques et qui peut vous proposer une solution complémentaire, autre que les simples pré et probiotiques, adaptée à votre animal et à ses sensibilités.


Les ostéopathes ne traitent pas que les simples soucis articulaires, loin de là, et le système digestif fait partie notamment de leur domaine de compétences.
Leur vision holistique doit les rendre, normalement, réceptifs au choix de nourrir un carnivore conformément à sa biologie 



4) Difficultés du début

Les premiers mois, des selles molles, colique peuvent survenir : Difficultés du début.
Soyez réactif, afin d'enrayer le souci au plus vite et également attentif et observateur.

Cela peut venir du "sevrage des céréales", mais aussi de
votre dose de mix légumes, fruits, soit insuffisant, soit excessif.

Si vous respectez le bon dosage des os, abats, huile, une bonne qualité de viande, ces deux hypothèses de mauvais dosage des légumes et fruits sont vraisemblables. Et la dose des fibres est toujours à adapter à son chien  

Votre chien peut être également malade en raison d'un autre souci que le changement alimentaire, c'est une hypothèse à  ne pas négliger.
C'est pour cela que vous devez compter avant tout sur votre vétérinaire si le probléme persiste.
Un animal sensible ne doit pas rester en colique longtemps.

En principe, si vous faîtes bien les choses (
Principes clés), si vous êtes attentif et réactif durant votre transition (ni trop vite, ni trop longtemps, diminutions, supressions tests des céréales, recours aux pré et probiotiques, ou autres compléments), un animal, sensible du transit, ne devrait pas connaitre un transit plus mauvais que sous croquettes, au contraire (Une ration ménagère adaptée peut être une prescription pour un chien aux croquettes qui tombe en colique carabinée).



Hormis, du fait de raisons financières, pratiques, propres aux propriétaires, bien rares sont les pers qui abandonnent le BARF, quand il fait correctement.
Les témoignages sur les groupes, forums, largement positifs le démontrent.



 

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Date de dernière mise à jour : 04/04/2017

Chers visiteurs,

Ce site est en cours de mises à jour importantes 

Je me suis rendue compte que parfois il y a un décalage entre celui qui sait "mieux" et celui qui ne sait pas, quand il s'agit de faire passer le bonne information personnalisée.

Certains articles sont absents, d'autres sont prévus et certains seront revus.

L'objectif est une simplification claire pour tous les débutants car selon le degré de connaissances de chacun, soit l'information tue l'information ou au contraire l'information précise est nécessaire. 

Il faut s'informer correctement tout en restant confiant, optimiste car nos chiens le ressentent.

Sans oublier qu'avant les années croquettes nourrir un chien n'exigeait pas un brevet en alimentation, c'était dans notre savoir général. Ce savoir s'est perdu à mesure que nos connaissances scientifiques ont augmenté et que la malbouffe a gagné du terrain et un changement qualitatif qui fait que certains compléments sont désormais nécessaires (par ex les algues, omégas 3).

Un animal est notre miroir qui pointe ce qui ne va pas dans le bon sens et c'est trés souvent en fonction dans l'intérêt de son gardien.
Nos animaux sont "indulgents" envers l'humain qui fait de son mieux en sachant corriger ce que son animal lui montre, et en comprenant ce qui est à sa portée. C'est pour cela que certains cas sont plus difficiles que d'autres.

 

La diversité des cas et des évolutions individuelles améne donc une complexité quand il s'agit de divulguer la bonne information. Il s'agit donc de toujours garder à l'esprit le "bon sens paysan".

De nouveaux ouvrages seraient à écrire par des scientifiques, à la lumière de la comparaison critique entre la logique du BARF, celle des croquettes et la biologie des carnivores. Espérons que ce sera la prochaine étape maintenant que de plus en plus de chiens et chats sont au BARF.
En attendant je conseille à tous les débutants d'acheter des livres sur le BARF, en particulier celui de
Sylvia Kramer "stop à la malbouffe croquettes".

 


Merci de votre bonne compréhension.


Bonne visite !